Le Foutoir est né du désir commun de représenter la vie, sur scène, telle qu’on la connaît au quotidien, dans son épaisseur, sa contradiction et ses paradoxes. Ayant pour noyau trois comédien·nes, la compagnie porte en bannière un théâtre de jeu, un théâtre qui raconte des histoires, engagé et physique.
Représentant les êtres, en gros plan sur leurs maladresses, leurs failles et ce qui leur échappe, Le Foutoir met en valeur les « bonbons » d’humanité, qui surgissent, faisant tomber les masques. Une esthétique qui tente de ne pas lisser les corps, marqués par leurs blocages, leurs jargons, leurs brutalités selon d’où iels viennent et où iels vont. Casey & Amour est leur première création.

Ce projet est né de l’amour que nous avons lorsque nous créons ensemble.
– Comment est né ce projet ?
Ce projet est né de l’amour que nous avons lorsque nous créons ensemble. Nous voulions célébrer l’amour dans un premier spectacle de compagnie, dans une forme totale, qui serait une extension de notre trio. C’était notre point de départ. La première image : Un drive, la nuit. Tout part de là !
– Qu’est-ce qui vous met en mouvement aujourd’hui, dans votre pratique artistique ?
Tout ce qui fige, catégorise, qui tend à simplifier. Défendre la complexité, c’est notre cheval de bataille. On est monté.e.s en selle au moins jusqu’aux prochaines élections.
– Y a-t-il des lieux qui vous inspirent ou qui influencent votre création ?
Partout où ça bouillonne de vie : L’intérieur d’une voiture sans clim / Un champ de blé dans le vent / Le foyer, la famille / Une foule de festival / Les parcs d’attraction / L’eau des pâtes
– Avez-vous déjà joué ou créé des formats de spectacles/rencontres en dehors d’un théâtre ?
Oui.
– Si oui, en quoi ces propositions “hors les murs” transforment-elles votre manière de pratiquer, de créer ?
Ça modifie le rapport à l’urgence. Dehors, tout est à sauver, il n’y a plus « d’outil » qui tienne. C’est le vivant qui prend le pas, nous nous confrontons à l’efficacité de manière concrète. Si le public s’ennuie, il part.
– Si ce spectacle était un déplacement, d’où partirait-on et où arriverait-on ?
Nous partirions de chez nous, dans les draps chauds, pour arriver dans un pays vaste, sauvage, à la météo tumultueuse et imprévisible. Le pays de l’amour, on l’appelle.
– Qu’est-ce que vous évoque l’expression suivante : Inventer (des) ailleurs ?
Inventer des ailleurs, c’est ouvrir une brèche dans le réel.
– Quelle(s) œuvre(s) (musicale, littéraire, cinématographique) pourrai(en)t accompagner l’univers du spectacle ?
Elyon – L’autre toi / Bell Hooks – À propos d’amour / David Lynch – Sailor et Lula