Les étudiant·es du Master Humanités environnementales de Nantes Université : Lou Avice, Basile Bonhomme, Hugo Angomard, Nirvan Monod, Tristan Davis, Matthis Mercier, Solenn Riotte, Léonie Courtial, Alexane Mottier, Xinyi Li, Camille Cantounnet, Marie Jeannenot, Canelle Roblette proposent un atelier citoyen, une fresque collaborative ainsi qu’une restitution d’atelier dans le cadre du festival Idéal.

Nos trois projets ont pour point commun le ruisseau de la Censive, et en particulier une demande : le réenchanter.
– En quoi consiste votre formation Master Humanités environnementales ?
Notre master Humanités Environnementales a une portée interdisciplinaire, en mêlant les sciences humaines et les sciences naturelles. En effet, nous abordons des questionnements qui permettent de remettre en question notre manière de réfléchir sur le monde dans lequel nous vivons. L’une des ambitions principales de ce master est de proposer des pistes de réflexions, ou en tout cas de créer un chemin vers un nécessaire décloisonnement des pensées et des modes de production, de savoir face aux grands enjeux du monde actuel et futur.
– Quel a été le point de départ de ces trois projets (Cleanwalk, Dessine-moi un ruisseau et Déchets-nés) ?
Nos trois projets ont pour point commun le ruisseau de la Censive, et en particulier une demande : le réenchanter. Cette aventure commença en septembre, on nous demanda de réfléchir à des manières de réenchanter le ruisseau. Nous nous sommes donc mis à la recherche d’informations scientifiques, historiques et actuelles pour mieux comprendre ce fameux ruisseau. Nous avons réfléchi aux manières qui nous semblaient propices au partage de nos travaux, c’est pourquoi nous nous sommes tourné·es vers 3 formes de médiations différentes, pour diversifier nos approches sensibles et scientifiques, nos contenus, et nos publics.
– À travers ces projets, qu’avez-vous appris les uns des autres ?
À travers ces projets nous avons appris à nous connaître davantage, quand on a commencé on ne se connaissait bien sûr pas du tout, et ce sont justement nos différentes approches qui nous ont permis de créer ces différentes façons de présenter notre projet.
– Quel lien faites-vous entre arts et sciences ?
Dans les humanités environnementales, cette transversalité arts et sciences est très présente, les arts étant depuis toujours un moyen d’expression qui peut être engagé. Dans ce cas, il permet de médier la science de manière sensible au plus grand nombre.
– Pour vous, que représente le ruisseau ?
Pour nous, ce ruisseau représente l’activité humaine déguisée. Quand on le rencontre, on pense à un brin de nature, un coin de fraîcheur sur le campus. Mais avec nos recherches, on a appris que c’est en fait un bassin versant (ça sonne moins poétique que ruisseau), qui a été créé par les humain·es pour drainer l’eau de l’hippodrome. De plus, on en parle beaucoup dans nos présentations, la présence de déchets au long du ruisseau nous a beaucoup marqué. C’est aussi un élément constituant de la faculté Tertre, par dessus lequel les étudiant·es passent pour rejoindre les bâtiments à la descente du tramway, dont un des bâtiments porte même le nom mais qui reste caché ou en tout cas qu’on ne cherche pas vraiment à montrer. Quand on veut aller au bord de l’eau à la faculté on va voir l’Erdre mais pas la Censive.
– Une lecture, un film ou une œuvre qui a nourri votre réflexion ?
Plutôt qu’une ou plusieurs œuvres nous avons été nourri·es par des pratiques, en ce qui concerne les formes de restitution en tout cas. Un outil comme les fresques du climat et le succès qu’elles connaissent nous a inspiré dans l’idée de proposer une activité dessinée à travers Dessine-moi un ruisseau. La Cleanwalk est une pratique “classique” permettant de dépolluer en partie un lieu mais c’est d’abord un prétexte à une promenade commentée qui permet à la fois de transmettre des informations et d’en avoir l’illustration sous les yeux, de la même façon qu’une classe “hors-les-murs”.