Rencontre avec Soriba Dabo, artiste soutenu par MODULE, l’incubateur artistique des premières créations lancé par le TU.
Soriba Dabo est comédien, auteur et réalisateur, membre du crew artistique de Biche Prod.
Né en 1997 à Nantes, il grandit dans le quartier de Bellevue, où il développe très tôt un intérêt pour les images, les récits et les formes hybrides, avant de s’engager dans une pratique artistique mêlant jeu, vidéo et performance.
Son parcours est marqué par une double culture, entre quartiers populaires et institutions culturelles, qui nourrit une démarche centrée sur les enjeux d’identité, de représentation et d’appartenance. Formé notamment au programme 1er Acte du Théâtre National de Strasbourg, il travaille ensuite avec des metteurs en scène tels qu’Olivier Py et Stéphane Braunschweig.
Au théâtre, il collabore à plusieurs créations contemporaines, tandis qu’au cinéma et à la télévision, il apparaît dans différents projets, affirmant une présence à l’écran en parallèle de son travail scénique. En 2024, il réalise son premier court-métrage, DETER.
En lien étroit avec son territoire d’origine, Soriba Dabo développe également des projets audiovisuels et performatifs qui interrogent les imaginaires associés aux quartiers populaires. Au sein de Biche Prod, il poursuit un travail d’écriture et de création à la croisée de la scène et de l’image, notamment avec son projet La Mentale, qui explore les liens entre récit intime, mémoire collective et représentation sociale.
Parallèlement, il mène des actions de transmission à travers des ateliers de théâtre et d’audiovisuel, affirmant un engagement fort en faveur de l’accès à la création artistique.

– Être accompagné, ça veut dire quoi pour toi ?
Être accompagné, pour moi, c’est avoir des regards extérieurs qui questionnent, qui déplacent, qui poussent plus loin, sans jamais prendre la place de ce que j’ai à dire. Accompagner, c’est être présent pour l’autre sans projeter à sa place.
– Ça te fait quoi de faire partie de MODULE, un incubateur qui réunit des artistes qui ne se connaissent pas à travers des temps individuels et collectifs ?
Ça crée des croisements, des échos. Ne pas se connaître nous permet de voir d’autres manières de faire, de penser, d’autres langages et d’autres visions donc vraiment enrichissant.
– Avec le TU, qu’as-tu envie de vivre ?
Une envie de rencontrer, d’échanger, de créer du lien. Partager un processus, pas juste le spectacle fini.