Rencontre avec Clémentine Pasgrimaud, artiste soutenue par MODULE, l’incubateur artistique des premières créations lancé par le TU.
Artiste plurielle, Clémentine Pasgrimaud est interprète depuis 2011 pour des compagnies telles que le Group Berthe, la Cie Avant l’Averse, la Cie les Maladroits, la Cie Nomorpa, le Catch de dessinateur à moustache, la Cie Nour, Last Lunch…
Formée au Conservatoire d’art dramatique de Nantes, puis dans la formation professionnelle « Vers un acteur pluriel » au théâtre de l’Acte-Le Ring à Toulouse, elle a le goût pour une approche créative hybride où le corps est un médium central de l’expression de sa sensibilité. Elle se forme au théâtre d’objet, à la marionnette, à la danse contemporaine lors de nombreux stages avec Kaori Ito, Pedro Kadivar, la Cie Maguy Marin, Yoann Bourgeois, le G.Bistaki, la Cie Les Maladroits, Eric de Saria, Loic Touzé, Florence Loison et la Cie Brumachon.
Après des années à travailler en tant qu’interprète pour les autres, elle ressent petit à petit le besoin vital de passer de l’autre côté en mettant en scène ses propres récits et en écrivant pour la scène. En 2024, Clémentine crée alors La Chienne compagnie.
Elle travaille actuellement sur son premier spectacle Tout feu tout flamme dont la maquette est prévue pour l’automne 2027 et la création à l’automne 2028.

– Être accompagné·e, ça veut dire quoi pour toi ?
Être accompagnée c’est discuter, apprendre, partager les expériences via un dispositif pensé pour. C’est parfois pouvoir dire « je ne sais pas », mais continuer encore. C’est mettre en commun, expérimenter. Avoir du soutien humain et moral, des ressources, des conseils fiables.
Pouvoir parler production, structuration, diffusion avec des professionnel·les de la culture dont l’expérience et le partage sont précieux. C’est aussi avoir un espace de tentatives, d’expérimentations artistiques avec ou sans objectifs de résultat.
Aujourd’hui, je passe d’interprète à porteuse de projet. Ce virage suscite en moi autant d’élans que de questions et un tel accompagnement me donne confiance en la structuration de mes projets.
– Ça te fait quoi de faire partie de MODULE, un incubateur qui réunit des artistes qui ne se connaissent pas à travers des temps individuels et collectifs ?
C’est excitant et intriguant à la fois. C’est une belle opportunité pour initier de nouvelles rencontres artistiques et humaines. C’est l’occasion de côtoyer d’autres champs artistiques et de pouvoir partager nos savoirs, nos doutes et nos connaissances. C’est permettre de rompre l’isolement des porteur·euses de projet en mettant en commun nos expériences, en développant un réseau, des outils, des ressources, des conseils. C’est aussi pouvoir débattre et réfléchir ensemble de l’avenir de nos métiers.
– Avec le TU, qu’as-tu envie de vivre ?
Depuis plus de 15 ans, le TU est pour moi un terrain d’expérimentations artistiques, de recherches et de confrontations merveilleuses avec le public.
Avec MODULE, j’ai envie de réfléchir au développement de La Chienne compagnie. J’ai envie de pouvoir vivre de nouvelles expériences artistiques. Confronter ma vision, aiguiser mon regard, affiner ma démarche artistique et partager mon expérience avec les autres artistes membres du dispositif. Une aventure collective pour nous permettre de créer et de faire naître nos futurs projets artistiques en mettant la rencontre humaine au centre de tout.