Comment créer, quand chaque geste semble déjà appartenir à quelqu’un d’autre ?

Olga Dukhovna, danseuse et chorégraphe, se déclare être « quelqu’un qui ne crée rien de nouveau ». À travers un récit autobiographique et une conférence performée, elle compose en direct une chorégraphie faite de fragments empruntés à de grands noms, aussi bien populaires comme Beyoncé que classiques comme Nijinski. Dialoguant tout du long avec la juriste experte en droit privé Pauline Léger qui partage le plateau, Olga Dukhovna se saisit de l’espace pour prendre du recul sur sa démarche artistique et ainsi questionner l’idée même d’originalité en danse. 

Où finit l’hommage ? Où commence le plagiat ? Peut-on rejouer autrement ? Est-il possible de reproduire une chorégraphie célèbre en la ralentissant ? En l’accélérant ? Est-il possible d’inverser les genres, de donner le rôle du danseur à une danseuse, et vise-versa ? Sur scène, le droit devient un partenaire de jeu inattendu, dessinant des contraintes. Naît alors une danse singulière, en réalité inspirée de mille autres.

On aime

quand le droit devient un partenaire de danse et quand un spectacle nous fait réfléchir sans nous faire la leçon.

On y va avec

celui ou celle qui dit souvent « ça me rappelle quelque chose », qui pense aussi qu’une bonne idée est faite pour circuler.

Mar. 03.11 - 19h00
École des Beaux-Arts
30 min
À partir de 10 ans

Distribution

Chorégraphie et interprétation : Olga Dukhovna

Conseils juridiques et interprétation : Pauline Léger
Dramaturgie : Simon Hatab

Son : Mackenzy Bergile
Régie générale : Denis Malard

Production : Amélie-Anne Chapelain et Enora Floc’h / C.A.M.P

Crédits

Production C.A.M.P

« Un spectacle que la loi considérera comme mien » a été créé dans le cadre de Vive le sujet ! Tentatives lors de la 79e édition du Festival d’Avignon.