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Carnet de création En corps

En résidence au TU : NOUR

Menée par Élisa Lécuru, la compagnie nantaise NOUR compose des pièces hybrides et organiques,  axées sur le corps et le mouvement. L'équipe est en résidence au TU pour sa nouvelle création, Entering

Entering, création 2021

Le travail de la compagnie Nour est inspiré par ce qu'il peut y avoir de narratif dans la danse et de non narratif dans le théâtre.  Leurs créations explorent différentes possibilités scéniques, en travaillant à la fois avec des danseurs et des comédiens, dans un rapport sensoriel au plateau. 

​En entrant. Entrer sur un plateau. Entrer dans l'espace. Entrer dans l'eau. Entrer en contact. Entering, nouvelle création pour 2021 est une partition pour quatre danseuses revenant à l'essentiel de leur corps, dans leur rapport à la nature et au paysage. Un voyage organique et anthropologique dans les liens universels à ce qui nous précède : soleil, sable, vent, eau, arbres et créatures.

Avec : Louise Doumeng, Lisa Miramond, Audrey Tarpinian, Clémentine Pasgrimaud, Élisa Lécuru, Laura Severi, Laurent Fallot.


Entretien avec Élisa Lécuru

Qu’est ce que vous créez ou expérimentez durant cette semaine de résidence ? 
On est sur la création depuis un an et demi, toujours en train d’inventer des nouvelles matières. Je travaille beaucoup en impro, avec le corps. Je travaille sur le rapport au paysage, à l’animalité, à la nature. Je travaille un peu comme un montage de cinéma, par fragments, par morceaux que j’agence à la fin. On produit beaucoup de choses : cette semaine, on a par exemple improvisé autour des souvenirs de la création. On travaille sur les agencements entre les moments de parole et les moments de danse.

Qu’est ce qui caractérise votre travail ? Quel est votre moteur ? 
C’est mon deuxième projet en tant que chorégraphe. Il y a toujours un point de départ : ici une vidéo de singes qui se baignent au Japon. J’étais obsédée par cette vidéo. Ce que je vois comme premier support dévoile ensuite plein de couches. Le but est d’essayer de savoir ce que moi je veux en dire, en faire, transmettre. Ici, c’est un certain point de vue sur notre rapport à l’animalité, notre relation avec les espèces non humaines. Mes interprètes sont mon moteur de recherche. Ca part toujours d’un flash, puis je creuse et je cherche pourquoi je me suis accrochée à cet objet là. Par rapport à moi même, c’est une sorte d’enquête. 

Quels sont vos procédés ? Avez vous des rituels ? Qu’est ce qui se transforme durant le processus de création ?On travaille beaucoup sur une présence brute, organique. ça passe par beaucoup d’intuitif : des massages, des échauffements physiques, des choses liées à la respiration, au naturel, à l’animal. On a des rituels très sensoriels. Ça a été dur de ne pas se voir pendant plusieurs mois (dû à la crise sanitaire) car on a des rapports très tactiles. On est une petite communauté, on a créé une manière de se parler et d’être ensemble.