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Carnet de création En corps

En résidence au TU : Louis Barreau

Depuis 2014, la compagnie nantaise Louis Barreau travaille sur la relation structurelle entre la danse et la musique. Le chorégraphe et cinq danseur.euse.s résident  au TU pour leur prochaine création : LE SACRE DU PRINTEMPS.

LE SACRE DU PRINTEMPS, nouvelle création de Louis Barreau

Première résidence de travail pour cette pièce chorégraphique, septième création de la compagnie. Louis Barreau poursuit ses recherches sur des terrains récurrents : la présence, la précision et la transformation abstraite du corps dansant, dans sa musicalité, dans son rapport à l’espace et à l’autre. Ses créations interrogent la notion de composition chorégraphique. 

 « Après analyse de la partition du Sacre, je développerai des principes de composition destinés à être mis au travail avec les danseurs. Ces principes engendreront des contraintes et règles de travail précises à l’intérieur desquelles le danseur cherchera comment faire de la place pour sa propre liberté. Cette émancipation doit, à un certain moment du processus, émerger de la structure même, et c’est précisément parce qu’elle « s’arrache » à cette structure, qu’elle peut, à mon avis, se révéler dans toute sa puissance. » Louis Barreau

Avec : Louis Barreau, Antoine Arbeit, Marion David, Steven Hervouet, Flore Khoury, Marie Viennot, Françoise Michel, Félix Dalban-Moreynas et Camille Vallat


Entretien avec Louis Barreau

Qu’est ce que vous créez / expérimentez durant cette semaine de résidence ? C’est la première semaine de résidence de la création qui s’appelle LE SACRE DU PRINTEMPS. C’est un travail à partir de la partition du Sacre du Printemps de Stravinsky, avec cinq danseur.euse.s au plateau. C’est notre sixième création au sein de la compagnie. Je travaille beaucoup sur la relation structurelle entre danse et musique : la partition musicale et la partition chorégraphique. On a fait le choix d’écrire la pièce dans l’ordre chronologique de l’oeuvre musicale. En amont des résidences, je prends beaucoup de temps pour écouter la musique, travailler sur la partition. Ensuite je crée des structure vierges, des principes de travail que l’on expérimente ensuite avec les danseur.euse.s. Des choses nouvelles se créent. 

Qu’est ce qui caractérise votre travail ? Quel est votre moteur ? La recherche d’une mise en dialogue entre danse et musique : comment ces deux paroles se rencontrent ? Quelles relations peuvent-elles s’établir ? Je me  « contente » de faire ça ! Ça se caractérise par un travail qui porte sur l’espace, la musicalité… Je ne cherche pas à raconter des histoires, je suis plutôt dans un travail formel : organiser dans l’espace, créer des situations. Je fais beaucoup de composition chorégraphique avec la musique pour moteur essentiel. Les moteurs sont aussi les danseur.euse.s, qui sont des créateur.ice.s à part entière et ce qu’on vit ensemble !

Quels sont vos procédés ? Avez vous des rituels ? Qu’est ce qui se transforme durant le processus de création ? La façon dont on travaille est assez  « systématique », une heure d’échauffement le matin et ensuite une improvisation avec des consignes de travail pour explorer des choses, mais aussi transgresser, transformer l’écriture. Ensuite on continue la partition, cela se compose comme un dialogue entre les danseur.euse.s qui proposent de la matière et ce que j’avais initialement prévu. Nous avons 8 semaines de résidence prévues pour cette création. 


Propos recueillis le 29 juin 2020.
Résidence au TU du 29 juin au 3 juillet 2020.