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28 FEV. à 20H30 - 01 MARS à 20H30 - 02 MARS à 20H30 - Au TU - 1H

Le bruit des arbres qui tombent

Nathalie Béasse

C’est d’abord une histoire d’humains, d’individualités qui émerge de cette œuvre à la lisière du théâtre, de la danse et des arts plastiques. Le bruit des arbres qui tombent se compose de tableaux vivants, organiques et sensitifs qui se déploient en un récit profondément poétique  et généreux. De spectacle en spectacle, Nathalie Béasse dévoile de multiples possibilités de raconter des histoires et interroge avec humour le rapport étroit entre le vivant, le tangible et le sensible.

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On aime la scénographie faite de matériaux de récupération et d’éléments naturels. : un véritable paysage sensitif et sensible qui se dessine.

On y va avec un indécis qui hésite entre théâtre et danse, un baroudeur, son shaman, son plus vieil ami.

NATHALIE BÉASSE

 

À l’origine Après Roses, sa variation autour de Richard III et à ce jour, sa seule incursion en territoire classique, Nathalie Béasse fait aujourd’hui raisonner Le bruit des arbres qui tombent, création s’enracinant dans l’être humain et ses énigmes.

 

Nathalie Béasse aime surprendre. Elle aime être là où personne ne l’attend. La preuve avec son précédent spectacle, Roses. « Les gens du théâtre s’attendaient à voir Richard III, une pièce très connue d’un auteur très connu. Alors que mon spectacle s’appelait Roses et qu’il s’agissait d’une adaptation libre où j’ai testé des choses, où j’ai désacralisé le texte, les codes du théâtre ». Car en effet, en plus de surprendre, la metteur en scène aime envisager le plateau comme un laboratoire à l’intérieur duquel rien ne se perd, tout se crée et surtout, tout s’expérimente. « À chaque fois, j’ai envie de m’étonner moi-même, de surprendre. Il n’y a pas de recette Nathalie Béasse. » La preuve aujourd’hui encore avec sa nouvelle création dont le titre est extrait d’un recueil de poèmes et de chants indiens d’Amérique du Nord. « Avec Le bruit des arbres qui tombent, j’ai envie d’essayer une autre forme afin de me rapprocher des arts plastiques. C’est un spectacle très pictural évoquant la filiation, la famille, l’enfance ». Faudrait-il voir là un retour aux sources pour Nathalie Béasse ? « Plutôt un lâcher prise, un plaisir de la création Je suis sensible à des artistes comme David Lynch pour sa capacité d’être dans une sensibilité, dans l’observation de choses invisibles. Dans Le bruit des arbres qui tombent, je prends le temps de m’arrêter, de ne pas zapper tout ce que l’on voit, tout ce que l’on est. Mon engagement se situe dans l’instant présent. Je parle de la difficulté d’exister et être au sein d’une société et de cette difficulté pouvant rapidement nous empêcher de dire des choses. » Derrière ce constat articulé autour de « véritables tableaux d’où surgit l’extraordinaire », Nathalie Béasse cache « une pièce légère et grave, irrésistiblement drôle et poétique. Je souhaite simplement mettre à contribution l’imaginaire du spectateur. Je veux qu’il soit actif, qu’il se construise ses propres images, ses propres sensations et qu’il soit en capacité de se questionner. » Pour que le public, lui aussi, prenne à bras le corps ce « théâtre des corps, des images, des sensations plus que des mots. »

 

Par Arnaud Bénureau